Quelle place est accordée aux personnes en situation de handicap dans la lutte contre le changement climatique ?
- Alice Delapéhaimére
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture

Alors que les dirigeants du monde entier se réunissaient pour la COP 30 au Brésil et que l’Accord de Paris fêtait déjà ses dix ans, une question reste largement ignorée : quelle place est accordée aux personnes en situation de handicap dans la lutte contre le changement climatique ?
Parce que la question de l'écologie est intemporelle.
La mise en lumière des Handicaps
Si l’urgence écologique s’impose dans le débat public, le lien entre environnement et handicap est trop peu visible. Pourtant, les personnes handicapées figurent parmi les plus exposées aux effets du dérèglement climatique (vagues de chaleur, de la pollution ou de l’adaptation des territoires).
L’ouverture de la COP 30 et l’anniversaire de l’Accord de Paris rappellent que la transition écologique ne pourra être ni juste ni durable sans être pleinement inclusive.
La question de l'écologie à travers le prisme du handicap a déjà été traitée. Lors d'une émission de la PAF radio sur Radioactiv (101.9). La chronique Daphlice s'est intéressée à ces questions en les traitant du point de vue des personnes en situation de handicap. Nous avons fait ressortir plusieurs difficultés. Non contente de subir les difficultés universelles de chacun, une personne handicapée est soumise à des difficultés propres (financières, d'accessibilité...), trouvant parfois une réponse données par certaines entreprises.
La fermeture, au plan local, d'une entreprise allant dans le sens recherché (écologique)
Désormais on s'accorde pour dire que le recyclage c'est écologique. Pourtant on sait que ce dernier coûte parfois plus cher que le neuf. C'est pour lutter contre le gaspillage, la surconsommation et les coûts élevés qu'est arrivée en 2015 à Angers l'entreprise Envie Autonomie. Cette dernière est née d’un constat simple : de nombreuses aides techniques existent alors que certaines personnes n’arrivent pas à s’équiper, par manque de moyens, de droits... Envie Autonomie se structure alors en réseau et monte jusqu’à 20 agences dans toute la France.
Malheureusement nous avons assisté à la fermeture de certaines agences comme de celle de St-Brieuc. Ce réseau reconditionnait du matériel médical, contribuant à la fois à l’accès à l’autonomie et à la réduction des déchets grâce à l’économie circulaire. La cessation d’activité de cette structure montre que la transition écologique et solidaire reste fragile, mettant en lumière la nécessité de soutenir ces initiatives pour que l’écologie profite à tous, y compris aux publics les plus vulnérables.
J'ai donc contacté Envie Autonomie. J'ai eu une réponse de la part de Bénédicte BELLERI (Responsable Pôle métier – SCIC ENVIE AUTONOMIE). Elle m'apprend que :
"Notre modèle économique est fragile. Nous attendions les remboursements de l’Assurance Maladie, aujourd’hui seul le matériel neuf est pris en charge, et pas le reconditionné. La prise en charge devrait arriver pour le 1er trimestre 2026...
Dans ces conditions il difficile de trouver l’équilibre économique et donc nous avons dû nous résoudre à fermer nos trois agences bretonnes : Rennes, Brest et St-Brieuc."
On le sait : l'argent est le nerf de la guerre.
Avoir un fauteuil électrique est un signe extérieur de richesse !



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